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16/09/2012    

Lorsque, au second jour de mes classes, l'officier me souffla son haleine au visage en me disant d'un air un peu sadique "Aviateur Coupez, je ne vais pas vous oublier", ce personnage devait être loin de s'imaginer que, plusieurs années plus tard, ses frasques allaient composer les meilleurs passages d'un livre.

J'ai eu de la chance! Dès les premières heures de mon service militaire, l'officier en charge de " l'animation" de mon contingent m'a pris en grippe et m'a fait comprendre qu'il allait particulièrement prendre soin de moi.

Pour un homme du rang, tout ce qu'il vous restait à faire dans cette situtation, c'était encaisser sans jamais répliquer, ni expliquer. Quelque chose de quasi impossible pour moi ! De ce fait, j'avais décidé de noter chaque frasque, chacune des brimades dont mes camarades et moi allions faire l'objet, avec un engagement personnel d'en faire un témoignage public, plus tard. Une sorte de revanche.

Quelques mois après mes classes, affecté dans une base aérienne reculée et sinistre, je n'avais pas vraiment de fonction bien établie, ni d'utilité. Mais j'étais dans un bureau et j'avais un ordinateur, quoi demander de plus? Pendant plusieurs mois, dans les locaux mêmes de la base aérienne, au dessus du bureau du colonel, commandant de la base, j'allais travailler d'arrache pied pour écrire le livre "Certificat de bonne conduite", qui dénonçait avec humour les dérives du système du service militaire, au travers de témoignages véridiques.

J'arrivais tôt, je repartais tard, je travaillais tout le temps, d'arrache pied. J'étais passionné par l'écriture de ce livre que je vivais comme une revanche dans un système où " l'homme du rang " n'avait aucun droit à la parole. Mes responsables (des engagées) s'étaient été vivement inquiétées : "on ne vous donne pas de travail, et pourtant, vous travaillez tout le temps ! Vous faites quoi au juste ??"

Au final, " Cerficat de bonne conduite "  est un témoignage véridique sur la vie d'un appelé du contingent, depuis ses " trois jours" (période de sélection à la majorité) jusqu'à la libération. Sur le ton de l'humour, j'y retrace toutes mes observations, toutes les anecdotes, les mauvais côté, mais aussi les bons côté du service militaire.

Le livre montre une armée en demi teinte : d'un côté, en grande majorité, de vrais professionnels qui font leur travail, souvent dfficile et indispensable. J'ai pu rencontrer des militaires de grande qualité professionnelle, qui ont redoré le blason de l'armée. De l'autre, quelques engagés que je qualifierais d'aigris ou médiocres, qui ont vu dans les appelés du contingent des individus moins gradés et vulnérables, corvéables à merci, et sur lesquels il était possible d'excercer une autorité complètement inappropriée. C'est en partie grâce à cette dernière population que vous devez de lire ce livre !

Dans oublier les acteurs principaux du livre, les appelés du contingent eux mêmes ! Une population hétéroclite composée de jeunes des cités, sans avenir ni illusion, jusqu'aux jeunes diplômés, obligés de passer un an sous les drapeaux avant de commencer une carrière prometteuse. Une population difficile à contrôler, qui se déplaçait en troupeau, donnant à mes voyages hebdomadaires en train (ligne Calais - bâle) une ambiance sur réaliste.

Alors, n'hésitez plus. Pour tout savoir sur la vie d'un jeune appelé du contingent en 1994, lisez "Certificat de bonne conduite" !

  

  Cette couverture a une histoire

La photographie choisie pour illustrer ce livre n'est pas de la meilleure qualité, mais elle a une histoire. C'est une photographie prise par l'un de mes camarades de Chambrée, pendant la période "des classes". Elle est à elle seule un vibrant témoignage de cette étrange période de notre vie.

Tout d'abord le lit, qui devait être sous cette forme durant la journée : draps roulés en boudins, placés en croix sous le traversin, couvertures pliées sur le devant, avec les rayures des deux couvertures qui devaient impérativement être alignées. L'armoire militaire, toujours fermée à clé, quelque soit l'heure de la journée et de la nuit. Et de longues heures d'attente, à ne rien faire qu'à attendre un ordre. Et comme s'allonger sur le lit est passible de la cour martial, j'attendais ainsi, assis sur ma table de chevet.




Ce site rappelle l'épopée du service militaire au travers d'un livre témoignage bourré d'humour. A lire de toute urgence !