 | Coups de coeur - Saul Williams source : L'Humanité 5 Décembre 2001 "Autre amoureux des mots et de la musique, l'Américain Saul Williams arpente de nouvelles formes poétiques, le "spoken word" dit-on en anglais."
 © Banjee |
"À la manière des rappeurs, il use de sa voix comme d'un instrument rythmique, mais se libère des règles de la scansion hip-hop et des thèmes récurrents dans cette famille (sexe, frime et fric) pour se faire prêcheur de l'émancipation de l'Homme." |
Guillaume Bara
Coups de coeur - Le cabaret déjanté de Menlo Park source : Ouest-France.fr "Dimanche, 3 décembre, 1h30.
Ce soir, à la Cité, Menlo Park a distillé un rock qui se tourne vers ses racines (blues, folk, country) pour retrouver son âme. Dans une atmosphère de cabaret à la dérive, les Anglais ont pris le public à revers avec une sévère dose de folie, typiquement rock'n roll." |
Coups de coeur - Amon Tobin source : Ouest-France.fr Un monde intérieur...
 © Fabien Labriet |
"Le DJ londonien d'origine brésilienne est l'un des artistes les plus inventifs de la musique électronique. Avec son sample, sa machine à créer du sens, il réalise des matériaux sonores très denses, où se mixent le jazz, le hip-hop ou le folk, parfois sur des rythmes brésiliens." |
Coups de coeur - De La Soul source : Le Figaro - 4 Déc. 2000 - Avec leur aimable autorisation
 © Fabien Labriet |
"Appuyés par un son gigantesque, les deux MC's de De la Soul, Posdnuos et Dave, prennent le contrôle du Liberté en démontrant ce qu'on peut faire avec deux micros et des platines : des raps rebondis, baignés de soul et de basses grasses qu'un beat assassin vient répercuter dans les colonnes vertébrales des fêtards venus en nombre. Malgré l'absence du DJ Maseo, le show de De la Soul a été carré du début à la fin. Avec un répertoire comme le leur, les rois du rap "cool" ne pouvaient manquer le rendez-vous rennais. Me Myself and I, Oooh, Saturday, Stakes is high ou l'inévitable Ring, ring, ring ont été offerts au public avec beaucoup de professionnalisme et de motivation. Inutile de préciser que le concert de De la Soul compte parmi les meilleurs, si ce n'est le meilleur, de cette cuvée 2000 des Transmusicales. Le hip-hop est un monstre griffu, boulimique, omniprésent, qui se glisse dans chaque recoin et place de village. A Rennes, il déborde des cafés, bars, monte vers le ciel mouillé et bleuté. Venir aux Transmusicales, c'est entendre du matin au soir un grondement continu de basse, une bête menaçante cachée sous la terre. Car le monstre hip-hop se métamorphose. Il respire, râle et finit par exploser au fond de la nuit. Parfois, on a envie de lui tordre le cou mais il résiste. L'illustre festival rock de Bretagne lui offre de quoi satisfaire son appétit gigantesque.  © Fabien Labriet |
Parmi les plus grands serviteurs de l'animal, le groupe De La Soul fut, cette année, pour son unique concert en Europe, le maître. Noirs herculéens aux cordes vocale surpuissantes, tchatcheurs jusqu'à la nausée, ils n'hésitent pas à caricaturer tout le rituel du rappeur statufié. Le maître doit lever ce qu'il appelle le hip-hop "flag" gestes hiératiques, briquets allumés et toujours cette faconde intarissable. Mot d'ordre lancé à une foule en transe ("garde la tête claire", "fais ce que tu dois"...). Un univers qui repasse les plats et se dégoûte bientôt d'exister. Ainsi, le monstre hip-pop dévorait ses propres enfants, en plein coeur de la ville, dans ce grand amphithéâtre de fer appelé Liberté vers lequel convergeait toute la Bretagne sombre et fantasque." |
Stéphane Koechlin
Coups de coeur - Mike Ladd
"Délaissant les rues endiablées de Rennes pour nous consacrer à la musique, notre attention se porte vendredi soir sur le Liberté. Réparti en deux salles (haute et basse), ce gymnase aménagé en temple de la musique le temps d'un week-end sera le témoin d'énormes prestations. A commencer par celle de Mike Ladd. Accompagné d'un guitariste, d'un batteur et d'un DJ, celui qui est à l'origine du projet rap expérimental Infesticons s'est livré à un exercice de style assez osé en proposant un rap totalement décalé. Entre poésie prophétique et matraquage punk, les salves de Mike Ladd ont pourtant fait mouche. Le Hero Theme d'Infesticons et son refrain teinté de hooliganisme ont convaincu les derniers sceptiques que la soirée commençait sur de bonnes bases." |
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