|  |  |  | Un festival qui grandit
Les 3, 4 et 5 décembre 1998 / 24 000 spectateurs / Cité : 30, 60, 70 et 100 F. / Liberté : 110, 120, 140 et 180 F. |
Accueil public et professionnel au Village Trans Musicales, esplanade Charles de Gaulle. / Ubu : Exposition "20 ans de Trans" - Gratuit. / Carte PASS TRANS : 350 frs pour la totale (Réservée aux membre UBU - 150 frs l'adhésion). / Quartier en Trans : MDQ Villejean, Le Triangle, MJC Cleunay : 20 frs. / Bar en Trans (concerts gratuits à l'heure de l'apéro dans 20 cafés de la ville)
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Villejean 453 entrées | Liberté 14141 entrées | Cité 1444 entrées | Antipode 358 entrées | Le Triangle 592 entrées | Total 16998 entrées |
Fréquentation totale des 20e Trans Musicales : 24698 entrées
Il existe sur les Trans un système de badges professionnels donnant accès sans délivrance de billets à toutes les salles. De même, les techniciens et musiciens ont accès à tous les lieux. Il convient donc de rajouter à chaque chiffre de fréquentation un certain nombre de ces personnes.
Pass Payants : 698 => Nb d'entrées / jour : 3272 Accréditations gratuites : 935 => Nombre d'entrée / jour : 4438 |
Festival au quotidien - Les Trans dans le texte source : Le Rennais / District Info1998 Hugues, Interprète.Il est l'un des piliers de la machine Trans : roadie dès la première édition, reporter radio ensuite, il aborde l'interprétariat quand les groupes anglais se multiplient sur l'affiche.
 © Jacqueline Ledoux |
700 conférences aux Transmusicales, voilà quinze ans (à l'époque où paraît cet article, en 98, ndr). Perpétuellement en coulisse, ce professeur d'anglais organise chaque année son propre festival parallèle. Depuis, toujours bénévole, il gère cet espace de communication et mène les débats. Sans formation de départ, il a appris sur le tas "Le plus dur, c'est l'enchaînement. Tu endosses les sentiments de la personne, tu ressors un tas d'émotion et ça te vide totalement. Puis tu passes à quelqu'un d'autre et il faut que tu repartes frais". Perfectionniste, Hugues s'informe toute l'année sur l'actualité musicale et, deux mois avant le festival, écoute les disques de tous les artistes présents et lit leurs dossiers de presse. Ainsi il est paré à toutes sortes de péripéties. Des caprices de la chanteuse de Portishead. (j'ai mis 3/4 d'heures à la convaincre d'accepter et finalement elle n'est pas venue) à ceux des DJ's ("c'est un des phénomènes de ces dernières années. Ils font peu de conférences de presse, ils sont méfiants." ; des débordements d'Alabama 3 ("c'était hilarant, démentiel, j'ai fini debout sur la table à hurler pour les faire taire.") au flot verbal de kid Frost ("Phénoménal ! Il a rappé entièrement la réponse pendant une demi heure. Un vrai spectacle. Et là, il faut savoir se taire. Je ne l'ai pas traduit.")
Au fil des conférences, Hugues a établi une relationde confiance avec les artistes. Et parfois, elle dure au-delà, jusqu'à garder des rapports amicaux avec certains : "Shoulders, Alan Vega, David Thomas le leader de Père Ubu dont ce sera ma troisième conférence de presse "Une fonction passionnante et enrichissante qu'il ne cèderait pas, même si depuis deux ans, il a un assistant pour faire face à la multitude d'artistes pour préparer l'avenir. |
Eric Prévert
Festival au quotidien - 15.000 entrées source : L'Actu - Mardi 8 Décembre 1998 15.000 entrées et les bars de Rennes ne désemplissent pas de la semaine.
 "Trois jours de concerts non-stop, plus d'une centaine d'artistes répartis entre les salles de spectacle et les bars de la ville, où les concerts sont gratuits. Les rues de Rennes ne se vident pas de la semaine. La ville compte 50.000 étudiants, un public fêtard et légèrement porté sur la boisson. Puis il y a aussi tout ceux qui, comme chaque année, sont venus des quatre coins de la France. Dimanche matin, 9 heures, Rennes (Ille-et-Vilaine) se réveille avec la gueule de bois, tandis qu'une rave non autorisée bat son plein dans la zone industrielle." |
Festival au quotidien - Les moyens techniques source : Sono Magazine - Janvier 1999 Pour de telles ambitions musicales, le son doit être à la hauteur, et les moyens sont fournis.
 © Marion Poussier |
La sonorisation est confiée à Melpomen, la société de Thierry Tranchant, qui supervise trois salles : les deux salles du Liberté, et La Cité, salle historique des Transmusicales. Le son des Trans, cette société s'en occupe depuis les tout débuts du festival. L'évolution, Thierry la vit à chaque édition, en y faisant un nombre de découvertes musicales invraisemblable : rares sont les fois où il connaît les groupes. Certains groupes totalement inconnus qui, une fois passés aux Transmusicales, ont "explosé", ou encore d'autres qui étaient programmés alors qu'ils étaient inconnus, et quatre mois avant leur passage, le succès les ayant rejoints (dans les pays anglo-saxons, l'évolution peut être très rapide), la salle d'accueil devenait d'un coup trop petite, pas adaptée à la taille du groupe. Thierry aime aussi raconter l'anecdote de ce groupe dont c'était le premier concert en Europe, qui s'est fait huer par le public des Transmusicales dès le premier morceau, et qu'il a retrouvé un mois plus tard, en Allemagne, premier au hit En France, le public l'avait rejeté. Dans la salle du bas, Thierry a installé une console Amek Recall adaptée au "live", dans laquel le il a installé deux tranches nouvellement conçues par Ruppert Neve, à titre d'essai, qui se révéleront extrémement per-formantes grâce à des pré-amplis et des correcteurs de haut niveau. Côté enceintes, dix-huit systèmes Nexo Alpha sont répartis en deux "stacks" suspendus complétés par douze subs, l'ensemble étant alimenté par des amplis Crown VZ5000. Pour le samedi soir, deux systèmes supplémentaires sont installés en arrière, pour diffuser sur quatre points. Dans la salle du haut, pour mixer, on utilise une console Yamaha PM35M et en diffusion un tout nouveau système Nexo, l'Alpha E (plus petit que celui du bas), constitué par deux têtes et trois caissons de basses de chaque côté, renforcés par des subs au centre. Au milieu de la longueur de la salle, derrière la régie, un TS2400 Nexo s'installe de chaque côté. En retours de scène on utilise des PS15. Les caissons subs et basses sont alimentés par des VZ5000, les aigus par des QSC. La salle s'avère plus complexe à sonoriser que celle du bas, du fart de son volume irrégulier et des multiples directions. Thierry travaille depuis longtemps avec Nexo. Les enceintes étant un produit complexe, il estime important d'avoir un dialogue permanent avec le constructeur, y compris sur le développement du produit. II participe souvent au cahier des charges, et très souvent à la mise au point des enceintes. Même chose avec Amek, les Transmusicales étant réputées outre-manche, le constructeur de consoles avait envie d'avoir un avis sur le terrain ailleurs qu'en Angleterre. Deux prestataires se chargent de la lumière pour le Liberté : ArtLight dans la salle du haut, et, pour la salle du bas, M.E.S avec qui travaille Fabrice Gefflot, le concepteur lumières animant la soirée du samedi. On l'appelle pour mettre en lumière les soirées électroniques. Il ne quittera pas sa place, du samedi après-midi jusqu'au dimanche matin : quinze heures de participation continue. " La différence entre la lumière scène et la rave, c'est qu'en rave, il faut penser la 3D. Il faut éclairer tout le monde, salle comprise. Je place donc les lumières partout. C'est quand même une grande salle vide ! Il faut donc l'habiller, la rétrécir par moment, en tous cas la rendre plus chaude." Fabrice fait les soirées rave des Transmusicales depuis 95. "Je travaille au pur feeling. Le côté ryhtmique et répétitif de ces musiques me permet de m'installer dedans, puis d'en ressentir toutes les subtilités. Ce n'est pas franchement le battement de la grosse caisse qui est intéresatn à suivre, ce sont toues les phrases musicales, certaines très courtes, d'autres plus longues, qui enrichissent considérablement les morceaux. En fait, je suis uniquement ces subtilités. Je m'adapte rapidement à ce que j'entends, et suscite une communication avec le DJ. Pour cela, j'ai plusieurs consoles sous les foigts (connectées entre elles pour des raisons de commodité), plus des lasers. On m'appelle "light jockey" parfois, et pourquoi pas... je retranscris le son et la lumière." |
Pascal Gutman
Festival au quotidien - Sammy Birnbach aka DJ Morpheus raconte... source : Musique Info Hebdo - 27 Nov. 1998
Vous êtes un habitué des Transmusicales de Rennes ?
Déjà, à l'époque de Minimal, la Bretagne était une deuxième maison pour nous. En 1982, nous y déjà étions programmés. Aujourd'hui, c'est ma quatrième venue en tant que DJ. Il Y a une certaine complicité avec l'équipe des Trans. Je peux même suggérer des groupes pour la programmation. Cette année, j'ai proposé Subsonic Legacy (un ex-Renegade Soundwave), Rae & Christian, DJ Spinna et Jigmastas ou Mantronik.
Vous semblez toujours bénéficier d'une carte blanche de la part des programmateurs?
Oui, comme je ne fais pas de compromis, on a pris l'habitude de ne pas m'en proposer. Pour les Trans, il y a trois ans, j'étais programmé deux soirs d'affilée. Le premier soir, je servais de relais entre les groupes programmés (Alan Stivell, Radio Tarifa et Fundamental). Là, je mixais breakbeats et musiques du monde pour être dans la couleur de la soirée. Le lendemain, je revenais avec un set plus habituel. Je n'aime pas les formules définitives. Même lors de deux sets dans deux villes différentes, à quelques jours d'intervalle, j'ai tendance à modifier largement ma programmation. Cette année, les Trans vont être l'occasion de découvrir plusieurs premiers live.
N'êtes-vous pas tenté par ce type d'expérience ?
Non, définitivement, je ne souhaite plus faire partie d'un groupe, ni même chanter. Mon occupation de DJ me convient assez bien. |
Squaaly
Festival au quotidien - Vingt ans de Trans résumés à l'Ubu source : Ouest France - 21-22 Novembre 1998 "Vingt ans de Trans résumés en vingt minutes de visite !"
 "Résumer vingt ans de Trans en une exposition pouvait apparaître comme un pari fou. A chaque édition, le festival s'est tourné vers le devenir des musiques actuelles, préférant le saut dans l'inconnu à un conservatisme rassurant. Bien peu enclin à se soucier du passé, les organisateurs n'avaient conservé que peu d'archives. Pourtant, à l'orée de cet anniversaire, l'idée à germé de se retourner sur vingt ans d'effervescence, de découvertes et de frissons." |
Festival au quotidien - Expo 20 ans source : Magic n°26 / Janvier 1999
 "Après deux ou trois cafés serrés, on décide d'aller rendre hommage à ce drôle de festival en allant faire un tour à l'expo, organisée à l'Ubu, célébrant le fameux vingtième anniversaire. Une expo impressionnante où se côtoient photos, musiques et même des documentaires vidéos. Une occasion pour le public de se retrouver à la place des ingénieurs du son, sur scène ou backstages, complètement redécorés pour l'occasion. Un véritable périple historique et initiatique, d'une rare réussite." |
Festival au quotidien - Bizarre autant que les Trans (musicales) source : Libération 21-22 Nov. 1998). "Exposition. 20 ans, ça se fête. Des balbutiements de la new wave locale aux grands raouts techno animés par des stars internationales, les Transmusicales auront vu défiler, depuis le 14 juin 1979, plus de huit cents groupes et artistes de tous horizons."
Forcément, au cours des ans, le festival a connu autant de grands crus que de petites cuvées. Mais les découvertes prodigieuses, tout comme les performances calamiteuses, ça laisse des souvenirs, des images, des traces.
Alors que la programmation de l'édition 1998 cherchera, comme d'hab', sur trois jours (du 3 au 5 décembre) à refléter les tendances montantes du moment, les Trans s'offrent, depuis le 19 novembre, un bain de nostalgie par le biais d'une ambitieuse expo, voyage visuel et sonore dans le temps. A l'Ubu, photos, films, documents, enregistrements et installations invitent à repartir sur les traces de Marquis de Sade, à assister à la naissance (artistique) d'Etienne Daho, à retrouver les coupures de presse d'époque, les graffitis et l'odeur des coulisses ou des loges (ah! le parfum de bière, de rillettes et de sueur...) autrement dit, un parcours initiatique à travers vingt ans de frissons rock, funk ou électronique ont fait vibrer l'Ille-et-Vilaine. |
H. Ca
Festival au quotidien - Les Frères Morvan : " Faire Plaisir " source : Ouest France / Novembre 1998
 © Jacqueline Ledoux |
Quarante ans après, vous aimez toujours autant monter sur scène ? On aime faire plaisir aux gens, les faire danser. Au Début on ne sait souvent même pas ce que l'on va chanter. Cela vient comme ça. C'est toujours Henri qui commence. Moi et François, on reprend. Nous avons un héritage musical qui nous a été transmis par notre famille. Nous l'avons fait connaître partout en Bretagne." |
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