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Découvertes - Bed source : Ouest France - 4 Décembre 1994 Bed. 16 heureus pile, l'Ubu ouvre musicalement les Transmusicales.
 © Bruno Chiron |
"Il n'y a pas foulen mais un joli parterre, quand Bed, duo électro-accoustique, balance son intro. Ambiance noire sur deux musiciens assis, dont l'objectif est un climat obsolète droit sorti d'une création de toutes pièces. De vagues références rappellent un univers proche de Kat Onoma ou John Cale, suivant les dédales contournés. Les accords sont mineurs donc tristes, mais rien ne laisse présager l'ennui. Une expérience qui mérite d'être revue." |
Découvertes - Amadou et Mariam source : Ouest France - 4 Décembre 1994 "Mention Spéciale."
 © Christophe Martin |
Amadou et Mariam, le Couple du Mali, ont subjugué le public de la Cité mercredi. Sincérité déconcertante, beauté dépouillée d'un blues africain débordant d'émotion. Leur chanson "Je pense à toi" restera dans nos coeurs de Transmusicaliens." |
Découvertes - Acid Brass source : Alexis Bernier - Rock & Folk - Janvier 1998
 © DR |
"Après tout ce bruit et toute cette fureur, la prestation d'Acid Brass vendredi fut une accalmie bien venue. Cette fanfare écossaise s'est fait un nom outre-Manche en reprenant les grands classiques de la house. Belle occasion de vérifier que, même joué au tuba ou au cor de chasse, le "Strings of Life" de Derrick May est un très grand morceau." |
Découvertes - Alabama 3 source : Rock & Folk Janvier 1998 "Le poing levé, l'oeil dissimulé sous des lunettes noires aussi insondables que son accent, l'Ecossais en costard sombre ondule sur la scène en hochant de la tête."
 © Pierre Iglesias |
"Au micro, comme sous influence céleste, il entonne "Frères et soeurs, joignez-vous à nous dans une communion dédiée au Saint-Esprit de E-L-V-I-S." Le public hurle, propulsé dans un groove maniaque mêlant rythmes hip hop, ivresse house et imprécation country. Alabama 3, ce trio britannique habillé façon Mitchum dans "La Nuit Du Chasseur", est en train de foutre le feu à la Cité, généreuse salle située dans la vieille ville. Car voilà la révélation de ces Transmusicales 1997. De Rocket From The Crypt à The Make Up, en passant par Roni Size/ Reprazent, Alabama 3, entre eux un seul et même credo, croyance farouche en la rédemption par le beat." |
Nikola Acin
Découvertes - Roni size / Reprazent source : Le Monde 9 Décembre 1997
 © Phil Journe |
"3h30 du matin, Roni Size et son collectif bristolien, Reprazent, transforment en fournaise le hangar glacial réservé aux forçats de la jungle Roni, Size, Die et Krust ont construit au centre de la scène une forteresse d'ordinateurs." |
Stéphane Davet
Découvertes - Salary Man source : Libération - 8 Décembre 1997
"Dans le grand bazar étourdissant et souvent vains de l'après-rock, qui se présentait à Rennes sous toutes les formes imaginées de brassage, fusion, métissage, recyclage, on retiendra finalement plutôt de jeunes voisins de Tortoise : SalaryMan. Soit, venus de l'Illinois, trois garçons et une fille déguisée en homme. Ils n'ont pas fait grand bruit jusqu'alors, mais donné un concert impeccable de raideur électronique, réminiscent du show incandescent que donnèrent les Daft Punk inconnus, il y a deux ans, à la même heure au même endroit. Avec les prestations solidement vissées des Rydtmes Digitales et de Death In Vegas, déjà remarqué lors de la Route du Rock à Saint-Malo, c'est sans doute ce que le public retiendra de quatte jours de Trans.
Dire qu'on a découvert SalaryMan, samedi après-midi, à l'Ubu, c'est d'ailleurs s'avancer un peu. Il faudrait dire «aperçu». Pour le plus grand malheur (la colère aussi) de ceux qui ont fait la queue par un fioid pinçant, on ne voyait pas grand-chose dans cette salle biscornue où sont passées, un peu par accident, les quelques révélations de cette édition (dont lan Svenonius chanteur de Make Up, croisement aussi saisissant qu'anecdotique de Prince et de Vince Taylor qui devrait avoir ce soir les honneurs de Nulle part Ailleurs). Seuls ceux qui ont pu se démonter le cou ou se frayer un chemin jusqu'à (avant-score sauront dire si les SalaryMan ont pu mettre en place l'intégralité de leur dispositif et nourrir, comme à l'accoutumée, leur concert du scintillement de retransmisions télévisées pêchées au hasard. Les autres ont au mieux entrevu la société anonyme de SalaryMan, à l'avant-scène trois silhouettes unisexes sobrement habillées de costumes cravates, ciurbées sur les ordinateurs et synthés, qu'ils fontchauffer et grincer. Dissimulé dans leur dos, un simple batteur du nom de "HDK" (les autres sont "jrv", "rgn", "mv"...) apporte à leur musique toutes les cassures,les modulations, les actidents de la chaleur organique qui finissent par la distinguer." |
Alexis Bernier
Découvertes - Soirée Planète source : Le Soir - Belgique - 11 Déc. 1997
Les navettes se relayaient samedi soir, du centre-ville aux abords de l'aéroport, pour emmener les raveurs dans les gigantesques hangars qui accueillaient un des plus grands événements techno en France : la soirée Planète, en clôture du festival.
Si le programme avait des allures gargantuesques, une trentaine de DJ et d'artistes de 22 heures à midi, le public a répondu présent malgré le froid de canard qui régnait à l'intérieur des trois hangars, respectivement répartis par genre, à savoir l'Atelier pour la house, la Forêt pour la jungle et l'Usine, seul endroit à ne pas avoir désempli, réservé à la techno. C'est là que Fluke a montré ses limites. L'album "Risotto" a beau ne pas manquer d'allures, sur scène, la démonstration qui doit beaucoup à la charmante chanteuse s'apparente plus à une leçon d'aérobic qu'à un déluge de musique électronique.
Si l'Atelier s'est fait à l'idée du lapin posé par Afrika Bambaataa, le Canadien Kid Koala a une fois de plus fait très fort, jusqu'à en faire pleurer ses vinyles lors d'une vertigineuse démonstration de scratches. Mais un des tous gros événements de Planète a eu lieu à La Forêt à l'occasion de l'implaccable prestation du collectif de Bristol, le Roni Size/Reprazent. II ne faudra pas attendre cent sept ans afin de se rendre compte que Roni Size est en passe d'être à la jungle ce qu'Underworld ou les Chemical Brothers sont déjà à la musique électronique : une référence. Un mur de machines sur un podium placé au milieu de la scène derrière lequel se cachent les laborantins du collectif, un DJ incroyablement créatif et audacieux (DJ Krust), un rapper (MC Dynamite), une chanteuse, un batteur et un bassiste forment un ensemble d'une rare cohérence. La musique de demain se retrouve à travers le set aventureux, dansant et surtout extrêmement musical du Roni Size/Reprazent. Nul ne sait si Jack Lang et Catherine Trautmann ont apprécié, mais la présence de la ministre de la Culture française a rassuré les organisateurs de ce genre de manifestations puisqu'elle a déclaré que son ministère et celui de (Intérieur allaient travailler main dans la main afin que les soirées techno soient considérées comme des concerts à part entière, tant sur le plan de la sécurité que de la santé publique. A quand Charles Picqué et Johan Vande Lanotte aux soirées I Love Techno ?
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Ph. Mn |  | 
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