 |  | Découvertes - Massive Attack source : La Liberté du Morbihan - 14 Déc. 1994
"Massive attaque a transformé l'Espace d'un soir en véritable sauna et en dub-house bien minable, bien plus proche de la mise en boîte traditionnelle que de l'événement tant attendu". |
Pierre Iglésias
Découvertes - L7 source : New Look - Fevrier 1995
 "Rennes, festival des Trans-Musicales. (...) Le politically correct en prend un coup. Ce qui devrait enchanter les L7. Pas si simple. En backstage, un de leurs roadies jette un oeil sur le matériel : "Tu vas leur montrer ça ? Bon courage !" Moyennement rassurant, mais trop tard. La porte vient de s'ouvrir sur les quatre imprévisibles qui ont scandalisé l'Amérique. Lançant leur tampon au visage du public, primant des tee-shirts où un homme à genoux opère un cunnilingus, volontairement enlaidies, elles se ont taillées en quatre disques une sacrée réputation de grunge attitude. Fières de ne pas vendre un disque pour leurs beaux yeux, elles appliquent à fond provoc antisexy. Bonjour l'accueil. Si j'avais été un mec, je suis sûre que je me serais fait tej de suite par les filles. Un temps de flottement, une seconde de suprise, et finalement Suzie, la guitariste, engage la discussion. C'est parti pour dix minutes de considérations dézinguées sur le cul. Quand les L7 m'ont quittée, je leur ai laissé le contact de Doris Kloster (photographe sado-maso, ndr). Qui sait, peut-être que c'est elle qui fera la pochette de leur prochain album. Avec des filles capables de finir un concert à poil, on ne sait jamais ce qui peut arriver..." |
Myriam Léon
Découvertes - Portishead source : Le Monde - 5 Décembre 1994
 © Dennis Morris |
"Auteur d'un des plus brillants disques de l'année (Dummy) Portishead s'est risqué, en exclusivité pour les Transmusicales, à l'interpréter en public pour la première fois le 30 novembre, en guise d'introduction du Festival. Ces Anglais ont offert un spectacle court (35 minutes) mais plein de promesses." |
Stéphane Davet
Découvertes - Beck source : Le Monde - 5 Décembre 1994
 © Pierre Iglesias |
"Boulimique de musiques, il a rapiécé un joyeux patchwork de punk, folk, rap et blues, lui permettant avec la même énergie excentrique de jouer les vagabonds solitaires, seul avec son harmonica, ou, accompagné d'un groupe radical, de foncer tête baissée au volant du rock le plus hardcore." |
Stéphane Davet
Découvertes - Vic Chesnut source : Le Monde - 5 Décembre 1994
 © Frantz Hoez |
"A dix-huit ans, Vic Chesnut fut victime d'un accident de la route qui le laissa paralysé. Depuis il compose des chansons folk d'un pessimisme grinçant. C'est à Athens (Georgie), qu'il fut découvert par Michael Stipe, chanteur de R.E.M..." |
Stéphane Davet
Découvertes - Soul Coughing source : Libération - 5 Déc. 1994
 © Philippe Remond |
"Déjà ils sont sympas. Ils se présentent avant d'attaquer. Ils ont un peu galéré ces dernières semaines, se disent soulagés de se retrouver là, au coeur d'une ville éméchée, on ne connaît d'eux que leur drôle de nom. Soul Coughing (toussement de l'âme). On les jauge à leur dégaine quatre étudiants américains fringues à la va-vite, un chanteur-guitariste à lunettes, pale et nerveux, sec comme un pendu d'été, un contrebassiste tirant sur le roux. queue de cheval et t-shirt un batteur sombre et concentré, un pianiste au look de matheux portant un pull fin sur la chemise. Il se lancent, swinguent a la manière amidonnée des Talking Heads des débuts. On découvrira vite que ça ne leur ressemble pas les Soul Cougtung sont de leur époque. A peine une heure plus tard, ils triomphent comme Beck. Vic Chesnutt, Portishead avant eux. L'ovation de la salle de la Cité les laisse pantois. Voilà la révélation de ces seizièmes Transmusicales: des New-yorkais de Brooklyn. Ça n'était pas gagné d'avance. Ils partageaient l'affiche avec un rock tendu (Wayne Kramer, Steve Albini) qui ne leur ressemblent pas. Les organisateurs des Trans les ont découverts sur le tard, ils pensaient inviter G Love, bricoleur bluesy, un informateur leur a conseillé d'essayer plutôt ces New-Yorkais touche-à-tout. Pari gagné. Au deuxième morceau, le chanteur, poète converti, a laissé tomber la guitare et les riffs un peu raides. Il se lâche, donne toute sa mesure de Captain Beefheart décharné, balance d'une voix blanche des textes où les mots s'emboîtent drôlement "Is Chicago, is not Chicago", . "Sugar free jazz" Sa scansion n'a rien à envier à celles des jeunes blacks de Brooklyn, iI touche même au ragga parfois, sa présence lui permet tout. Autour de lui ça tourne. Le batteur et le contrebassiste (qui cite Monk au passage tiennent un groove à l'architecture complexe et font une formidable machine de scène. Quant à l'homme au claviers, il tombe le pull et s en donne à coeur joie. Ila fait quelques stages dans les cercles de la musique contemporaine, martèle par instant les touches à la manière d'un John Cale propre sur lui et ses arrangements prennent les directions les plus étranges des échantillons de violon en saccades, des dialogues qui viennent de nulle part, des airs d'opera ou les voix en boucle des Andrew Sisters. C'est ample et sec. Drôle et pénétrant. Ça promet". |
Laurent Rigoulet
Découvertes - Positive Black soul source : Ouest France - 2 décembre 94
 © Banjee |
"Arrive sur scène Positive Black Soul, le groupe le plus attendu de ce début de soirée en Trans. Cherchez les instruments. Il n'y en a pas. Tout le ryhtme appartient au DJ, aux voix saccadées et aux onomatopées des sept blacks très classe dans leur tenue de scène afro, entre djellaba et poncho. Leur hip-hop-ragga-rap fait un carton." |
Xavier Orïot |  |