 |  |  | Un festival qui grandit 12e Transmusicales
Ubu 6 concerts 2189 entrées | Satori 4 concerts 1045 entrées | Cité 4 concerts 3295 entrées | Omnisports 1 concert 5437 entrées | Quartiers en trans 3 concerts 1210 entrées | Total général 23 concerts 13176 entrées |
Il existe sur les Trans un système de badges professionnels donnant accès sans délivrance de billets à toutes les salles. De plus, les techniciens et musiciens ont des badges donnant accès à tous les lieux. Il convient donc de rajouter à chaque chiffre de fréquentation un certain nombre de ces personnes. |
Festival au quotidien - Expo Bob Marley source : Vibrations - janvier 1992
"Ces longues nuits laissent à peine le temps de profiter de la journée, le programme des occupations diurnes n'est pourtant pas moins chargé. Entre les différents films, les expositions et les projections des vidéos de Don Letts (Screaming Target) à la FNAC, citons l'exposition sur Bob Marley, "Songs For Freedom". Au coeur de la ville, l'espace géré par le journal Ouest-France est envahi par l'art rasta. L'exposition propose un concept global avec un décor conçu pour l'occasion, les peintures colorées de Neville Garrick (le directeur artistique des Wailers), et surtout une centaine de photographies de Bob Marley pour la plupart signées Adrian Boot. On y trouve également quelques clichés de Dennis Morris, ex-Basement Five, qui vient entre parenthèses de relancer sa carrière musicale sous le nom de Bad Billy. Dans ,le cadre de cette exposition, la réunion de ces photographes et artistes constitue une démonstration de l'esprit fraternel qui règne depuis toujours à l'intérieur du monde du reggae, doublée d'un hommage farouchement vivant à Bob Marley. Immortalisé dans des poses célèbres ou inédites, Bob Marley se montra tel qu'il est en concert et dans les coulisses de sa vie. Il revit le temps de cette exposition et du film "Time will Tell", projeté en avant première à Rennes. Ne ratez pas le passage de l'exposition itinérante "Songs For Freedom", en tournée dans toute l'Europe." |
Elisabeth Stoudmann
Festival au quotidien - 20 ans de Trans Musicales, épisode 13 source : Ouest France - 25 Nov. 1998 1991 : le coup Nirvana
 © Michel Ogier |
"(...) Vers 23 h, le trio de Seattle prend la scène d'assaut et décoche un concert "coup de poing". La moitié de la salle Omnisports (aujourd'hui, le Liberté) adore, l'autre fait la moue. Entre une reprise des Who en ouverture et un final qui verra les instruments brises sur scène, Nirvana aura étalé une classe supérieure." |
Oscar Sauvage
Festival au quotidien - Des Transes en plein Nirvana source : Le Républicain Lorrain - 09/12/91
 © Philippe Journé |
"Alors, ça pue?" Le mec accoudé au bar de "La Parcheminerie" a le regard inquiet du mec qui vient de rater son effet : cinq minutes plus tôt, il a discrètement écrasé une boule puante au beau milieu de la conférence de presse de Nirvana. Puis il est parti guetter la panique depuis un coin peinard... Le problème, c'est que personne n'est sorti de la salle cri se pinçant le nez et en grimaçant de dégoût : la conférence de presse se poursuit sans que personne ne relève l'odeur, ni le fait que Nirvana vient de se payer un remix spécial-Rennes intitulé " Smells like Stink-Bombe "... Faut dire que journalistes et musiciens sont en pleine communion, en pleine extase, et ce n'est pas une vulgaire boule puante qui va gâcher la fête : Nirvana était le groupe le plus attendu des Transmusicales, la star-surprise, le phénomène rock américain de l'année, et tout le monde : médias, public, musiciens du groupe, veut dévorer sa part du gâteau. Drôle d'histoire, pas si courante qu'on pourrait l'imaginer. Elle peut se résumer en quelques mots : "Nevermind", le second album de ce groupe jusqu'alors underground, touche -probablement pâr hasard- le public américain droit au cour; le public en question lui rend la monnaie de la pièce, et s'arrache l'album, bien au-delà des espoirs (modestes) de la maison de disques ; la presse spécialisée prend le train en marche illico. Pendant que la rumeur se répand en Europe, le clip vidéo de "Smells like teen spirit", sorti en single, achève de donner la boule de neige un diamètre dévastateur... Et tout ceci en quelques semaines à peine. |  © P. Durand |
Ce qui explique pourquoi tes trois chevelus cradingues sont attendus de pied ferme à Rennes, qu'ils peuvent se permettre de reporter plusieurs fois leur rencontre avec la presse, et que celle-ci est néanmoins présente en masse à l'heure du rendez-vous... L'odeur du succès est plus puissante que celle de la boule puante. Ce qui ressort de la conférence de presse ? Simplement le fait que Chris Novosclic (basse) et David Grohl (batterie), -le chanteur/guitariste Kurt Cobain avait préféré rester cloîtré dans sa chambre d'hôtel- ne sont (soit-disant) pas dupes de toute cette agitation. Parce qu'après tout, " it's only rock'n roll "... Intéressant, non ? Quelques heures plus tard, Nirvana se paie un triomphe facile : on démarre avec Lou Reed (période "Heroin"), on enchaîne avec les Who (période "Tommy" ), et on finit en cassant absolument tout sur scène... Rock'n roll ! Les intégristes se masturbent comme des malades..." |
Chris K |
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