1991AfficheCoups De CoeurDécouvertesEditoLe FestivalProgrammeAlbumsMondeNouveaux NésTélégrammeUne Musicale
TransMusicalesDragon Breton
Dates47x50Coups de coeur - Gary Clail
source : Vibrations janvier 1992

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© Richard Bellia
"Quant à Gary Clail, le succès de "Human Nature" ne l'a guère changé non plus. Pour certaines occasions, seul devant ses trois cassétophones, il mixe les bandes d'enregistrements inédits de l'ONU-Sound System. A Rennes, Gary Clail se produit avec un groupe constitué de ses amis de l'ONU Sound. Ceux-ci ne doivent pas en revenir que ce petit Irlandais qui traînait dans leur studio ait soudain atteint ce niveau de reconnaissance. Une reconnaissance bien fragile il est vrai puisque, dans une formation ou dans une autre, Gary Clail continue sa provoc qui n'est pas du goût de tout le monde. A Rennes, démonstration de dextérité d'abord avec le bassiste Doug Wimbish (de Tackhead) complètement halluciné, le percussioniste décontracté Bongo I (d'African Head Charge) assis en tailleur pendant tout le concert et bien sûr le maître Sherwood à la table de mixage. On sent que tous ces musiciens trop habitués au rôle de faire-valoir de stars (de Mick Jagger à Will Downing) se font plaisir en jouant leur musique de la meilleure façon qu'il soit. Au milieu d'eux, tel un petit gnome maléfique, Gary Clail en perfecto scande ses leitmotive : "this is the war, this is the fucking war". Sans que l'on s'en rende compte, le sound system devient de plus en plus puissant au fil des morceaux. Pinpin (le saxophoniste de FFF) se risque sur scène pour une jam. Il se lance dans quelques solos avant de laisser les autres musiciens dans leur transe. Clail reprend les commandes désormais en osmose avec ses machines à cassettes et le concert se clôt sur une version contorsionnée de "My Secret Laboratory" de Lee Scratch Perry. Après cela plus personne dans la salle n'en redemande. II est près de cinq heures du matin..."


Elisabeth Stoudmann


50x47Coup de coeur - Daddy Yod à Rennes
source : Le Monde - 10/12/91

"Peut-être pour compenser la disparition des "Bars en Trans", le festival avait essaimé dans les cités de la périphérie de Rennes. Trois jours de suite, dans des quartiers différents, un groupe de rap, Assassin, un toaster français, Daddy Yod, et des groupes locaux se sont produits lors de concerts organisés par les jeunes des quartiers."


Thomas Sotinel


47x50Coup de coeur - Daddy Yod à Rennes
source : Libération - 06/12/91

"Entre Paris et Antilles, il creuse son petit créneau ragga. Une autre figuration française des Trans.

En maillot jaune (le Tour de France) ou anti-beauf (faut pas taper la doudou), lui aussi toaste. Daddy Yod, guadeloupéen de Paris Nord, débite un raggamuffin à ambition humoristiques puisé dans les actus télé ou dans la " une " des journaux. "Raggamuffin c'est un débrouillard : pas un mouvement, un vélo ou une mouche. On peut le chanter sur différents tempos : gospel ou reggae, parce qu'on se débrouille". Daddy Yod chante le "raggatitude" des actions, des poitions et recommandations contre le sordide ghetto des ceintures urbaines. Né en Guadeloupe il y a 28 ans,il vient à 9 ans, vivre à la cité des Francs-Moisins de Saint-Denis. "On nous a mis là-dedans, Antillais, Africains et Arabes". : notre toaster habite la même ville, "mais dans un meilleur quartier, personne ne veut rester dans le ghetto, il faut être con pour croire qu'on y est attaché", précise-t-il."


B.D


50x47Coup de coeur - Tony Joe White
source : Le Monde - 07/12/91
"Sur scène, Tony Joe White joue d'une Telecaster rose qu'il caresse et maltraite avec la même nonchalance.

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© Gilles Charlou
Accompagné d'un honnête groupe de bar, il joue du "swamp rock", le rock des marais de sa Louisiane natale, un rock dont le déhanchement correspond exactement aux cadences de l'accent sudiste qui rythme la conversation de Tony Joe White."


Thomas Sotinel


47x50Coup de coeur - Tony Joe White

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© Dominique Levasseur
"Rocker quadragénaire, musicien à éclipses, Tony Joe White a écrit quelques standards du rock dont Polk Salad Annie, repris par Elvis Presley. Il vit entre Memphis et l'Arkansas, après sept ans de silence, il vient de publier un album sur Remark, un label français. Cette affinité mystérieuse entre la France et le musicien remonte à la fin des années 60."





50x47Coup de coeur - MC Solaar
source : Le Télégramme

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© Gilles Charlou
"Chaloupé et ironique, avec un groove subtil et un gimmick imparable, réussite évidente et hit surprise a sérieusement dépoussiéré le top 50 et les playlists radio de ces derniers mois.
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© Philippe Durand
Dès lors, of course, tout le monde l'attendait au tournant, qu'il vient de négocier avec une maestria de vieux briscard, grâce à son album "Qui sème le vent récolte le tempo".


Arnaud Le Gal