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TransMusicalesPersonnage
Rennes 4-9 Dec 90
Découvertes - F.F.F.

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© Fredéric Pithois
"Surtout, il fallait découvrir la relève du funk, celle de Defek Fun et spécialment FFF, au son trop fort, mais au rendu particulièrement efficace et prometteur."


Sud Ouest - 13 Déc. 1990.


Découvertes - Bootsy Collins
source : Best Février 1990

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© Richard Bellia
45x50 "Escroquerie de grande classe avec Bootsy Collins, le parrain du funk cosmique, qui, à l'instar de ces grandes stars de la musique de danse rythmique américaine, est " only there for the money ". Résumons l'affaire : l'homme qui tint la basse sur le "Sex Machine" originel exigea 50 000 dollars pour poser en terre bretonne ses pompes galactiques, en l'occurrence ça représente bien plus de blé pour lui tout seul que pour tous les autres artistes du festival réunis. En plus, Bootsy voulait une sono de huit kilos rien que pour sa basse, assortie d'autant pour le reste de son gang, là encore ça représentait à peu de chose près la puissance ajouté de la cinquantaine de groupes des Trans. Tout ça pour quoi ? Rien, ou presque.

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© Richard Bellia
50x49 Quand Bootsy investit la scène de l'Omnisport, devant quelques milliers de personnes prêtes à funker dru malgré l'heure avancée (2 am), le fiasco commença à monter en neige. En gros, ça ne marchait pas, la fameuse sur-sono de la basse donnait des signes d'incompatibilité, avec pour résultat un groupe s'essayant à donner le change, une armée de roadies essayant, le tournevis en main, de comprendre le pourquoi du comment, et un Bootsy en costume de Goldorak, le dos tourné vers son ampli, muet du gosier et des doigts. Au bout d'un quart d'heure, Bootsy se casse et laisse ses deux guitaristes improviser un blues interminable, inintéressant et bruyant. Parce que la fameuse sono, elle crache quand même, à en faire mal aux oreilles des premiers rangs qui se replient vers la sortie tellement le martelage sonore est insupportable. Bref, il ne se passe rien, on a Maceo Parker et Fred Wesley sur scène, les cuivres de James Brown, et il ne se passe rien. Bootsy revient, nous refait le coup du dos tourné vers l'ampli, et, au bout du compte, on aura droit à quinze minutes de groove à peu près droit, et puis bye bye. En plus, il était, parait-il, très content de lui. S'est même pas excusé. De toute façon, tout le monde s'était barré."



José Ruiz


Découvertes - Les Soup Dragons
source : Bayou - La liberté du Morbihan
Flashback et oeil mécanique. Le papier le plus halluciné de notre revue de presse !!

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"Aux premières lumières aveuglantes du stroboscope des Soup Dragons, la salle recommence à transpirer. Les murs suintent dans la danse hypnotique. Trans', Pat d'eph' et Patchouili ! Where are you ? Where is Lucy ? In the sky with Diamond ! Dans la sale on nage à l'aveuglette (nota : moi j'ai eu de la chance, j'ai tout vu... je suis né d'un père aveugle et d'une mère voyante !!!), on redécouvre les années lumières, entre fuzz et wha-wha (where is my dog ?) Derrière les dragons hallucinogènes qui serpentent dans un envoûtement permanent et qui crachent les feux entre les fumigènes, les projections de cellules acides en fusion pénètrent nos esprits pour nous transporter hors du temps. Les miroirs lunatiques, tic tic sont en extase. Images saturées de rêveries dans un catalogue dédicacé de nos années soixante... Voyage, voyage.

Les monstres psychédéliques entre par les yeux, sortent par les oreilles dans un aveuglement permanent. Qui est Qui ? Qui est quoi ? Remontées d'acide ou descente aux enfers ? Mon appareil photo, mille fois rescotché et qui semble encore fonctionner au mépris de toute logique, n'en croit pas ses yeux, reçoit des coups dans la gueule. Objectif : destruction. Flash !!!!! Flash !!!!! Flash back !!!!! Feed Back !!!! Mon flash complètement désorienté crépite dans un dernier sursaut avant l'agonie. Les ombres se décomposent à l'infini, se déguisent sur les murs bien pâles.
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© Rémy Deluze
L'oeil mécanique continue son travail, ouvre grand son diaphragme, se rend transparent au monde et à ses mouvements. A chaque déclic, il entre au plus profond des choses, il se fond dans la matière impalpable de sa réalité en se nourissant des influx de vie et du temp qui passe au ralenti ou a très grande vitesse. Fondu déchaîné. Arrêt sur image.

Ppppsssyyccchhhéédddéélliiqqquuueee

" Lovegod ", " Backwards Dog " (un super titre !). "Mother Universe", "Dream-E forever", "Beauty Freak". En attendant patiemment l'apothéose finale, ce "I am I" (?) des Early Stones remixé entre fuzz languissante wah-wah, hip hop and soul, reggae, funk, rap and fun... Certainement l'hymne de cette fin d'année 90 et celui du début 91 qui sera repris en choeur par une salle en délire... Les Soup Dragons (LSD), un bouillon de culture entre les Buzzcocks et Thee Hypnotics.... Une bonne soupe bien mijotée aux champignons hallucinogènes (il n'y a pas de plaisir), entre Free et légumes, birn loin du romantisme celtoïde de Glasgow et certainement plus proche de cette Angleterre très Manchester...

La salle de la Cité se vide tout tranquillement. Dans la salle de presse, les gentils dragons ont l'air d'adolescents en plein rêve... Ecstasy and Reality. Contrastes. Mon regard perd peu à peu son acuité et se brouille comme à l'orée sénescence. Les contours s'estompent, deviennent de plus en plus flous. Mon appareil photo cligne de l'oeil. Pile ou flash ? Fondu au noir.


Kid Church


Découvertes - 22 Pistepirkko
source : New Musical Express - 22/29 December, 1990.

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"It was all system go for the Salle de la Cité, where finish Mute hopefuls 22 Pistepirkko astounded all and sundry with a quite stunning set.Led by thin drink of Water, PK Keranen (Tom Verlaine at a distance), the Finns tote a fiery minimal rush which, in Rennes, included a groovy forearm smash thru 'psycho' - a toon by the original Seattle garage band, The Sonics.


Simon Dudfield


Découvertes - IAM
source : Best, Février 1990.

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© Gilles Charlou
"La dernière soirée était toute dévouée au démon de la danse, et commença fort bien par un show épatant d'IAM. Depuis un moment on parle d'eux comme de ce qu'il y a de mieux en rap français. II reste à juger l'épreuve du disque, mais sur scène, devant un maigre public, et les quelque trente B Boys rennais, les marseillais ont délivré un show parfait, chaleureux, qui fit irrépressiblement danser même les plus réfractaires au genre. Les promesses semblent être parties pour être tenues."
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© Richard Bellia


José Ruiz
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