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SUJET: Soma bis
#74
Pierre381 (Utilisateur)
participant(e)
Messages: 5
graphgraph
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Soma bis Il y a 7 Années, 9 Mois  
Trompé de forum.
Donc copier/coller :

Bonjour,
Hum ! Il n'y a guère de monde sur des pages. La perspective des vacances sans doute.
Je trouve le livre de M. Schoendorff vraiment formidable, parce que rempli d'exercices pratiques mais aussi, comme je le disais dans mon dernier message, qui véhicule une approche humaniste ancrée dans de nombreux courants philosophiques. Mine de rien.
Bon, j'ai quand même une question. Imaginons que Paul travaille bien tous ses exercices, au rythme qui est le sien. Enfin, ça va plutôt bien. Il a l'impression d’œuvrer dans le sens de ses DVC. Et puis il se fixe un objectif, tout se passe bien, les choses se préparent correctement. Imaginons que cet objectif soit de parler en public dans des circonstances qui ont particulièrement du sens pour lui. Imaginons maintenant que Paul est un tracard maladif, il sais que ça toujours été son problème.
Bon, la veille, il gère, il se sent super fort, il surf sur les vagues de ses pensées, porte le plateau du jeu assez à l'aise. Le "je" qui observe est là bienveillant avec tout l'humour nécessaire.
Vient l'heure fatidique. Tout s'écroule, il ne maîtrise plus rien. Son corps se met à lui échapper : main qui tremble, transpiration, impression que se volonté lui échappe. Le "je" observateur a disparu. Ne restent plus que cette infernale panique.
La prestation de Paul est une catastrophe. Il n'a pas réussi à communiquer. Il s'en veut à mort.
Il sait qu'il va s'en remettre et que de nouveau il se fixera un objectif.
Comment peut-il s'y prendre dans ces moments où tout lui échappe ? Et surtout comment les préparer, les anticiper ?
Cordialement.
 
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#76
lespaul (Admin)
Administrateur
Messages: 19
graph
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Re:Soma bis Il y a 7 Années, 9 Mois  
Bonjour Pierre,

Merci pour votre message et bonjour à Paul.

D'abord je dirais à Paul que je suis touché par le courage qu'il a eu d'accepter se mettre ainsi en position de vulnérabilité.

Puis je dirais à Paul qu'après avoir vécu ce qu'il a vécu, ça ne m'étonnerait pas que sa tête lui dise de ne plus jamais y retourner.

Je dirais encore à Paul que j'entends que pour son coeur il reste important de communiquer et de transmettre.

Puis j'explorerais avec Paul dans quelle mesure il était collé à la pensée qu'il devait absolument 'bien' faire cette fois-ci. Je l'inviterais à descendre profondément à l'intérieur et à observer si, au plus profond de son coeur il consentait à ressentir de la panique, ou s'il avait gagné le débat avec sa tête et s'était convaincu qu'armé de l'ACT il pourrait ne rien ressentir de trop grave.

Je dirais à Paul de considérer que l'acceptation, c'est sauter et que de la hauteur qu'il a choisi, sauter c'est consentir à s'écraser au sol. Je dirais à Paul une fois brutalement rendu au sol, de vérifier, à travers la douleur traversant ses fessiers s'il a pu observer, que dans l'instant de sauter, il a été le Paul qu'il veut être.

Je lui demanderai de me dire si, à l'intérieur de sauter, Paul a choisi d'incarner sa direction de vie.

J'inviterai Paul à explorer si en engageant l'action de sauter sa vie s'est élargie ou rétrécie.

Si elle s'est, malgré l'atterrissage violent, tant soit peu élargie, je lui dirais que s'il choisit de remonter dans l'avion, je serai là avec lui et avant son prochain saut, je lui soufflerai à l'oreille: 'Tu peux toujours leur dire que tu as peur de sauter. Et si ton vol ne se déroule pas comme tu avais souhaité, tu pourras toujours leur dire qu'au moins tu as choisi de sauter.'

Chaque fois que j'ai fait cela, j'ai atterri dans les bras bienveillants de mes frères de souffrance, les humains.

chaleureusement,

benjamin
 
 
Benjamin Schoendorff
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