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mi-parcours (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: mi-parcours
#15
figaro (Utilisateur)
habitué(e)
Messages: 12
graphgraph
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mi-parcours Il y a 9 Années, 3 Mois  
Je trouve le chapitre 5 assez difficile car nous avons tous une tendance à vouloir résister aux pensées qui nous font peur. En cédant, on a l'impression que la vie va devenir invivable puisque que l'on va toujours penser à la même chose. (en tout cas pour moi) On peut juste observer alors que nous sommes envahi par une pensée. Je dois dire également que je suis surpris qu'à la lecture de ce livre pas une seule fois ne soit abordé des cas de phobies, tocs, enfin toute la panoplie des symptômes des angoissés et dépressifs. Car la porte d'entrée royale de l'angoisse, ce sont les phobies qui, en même temps nous détournent du coeur des vrais problèmes et nous rend également particuliérement abattu lorsqu'elles nous habitent. A ce titre, l'anecdote de la tante indérisable est tout à fait appropriée. Elle habite chez nous et on en veut pas. Comment la laisser alors chez nous sans que cela nous préocuppe. Je vais essayer ALOHA et je suis d'accord pour sauter mais mon intelligence me dit:"tu peux toujours essayer, cela ne marchera pas , t'es trop nul, ou alors ne le fais pas cela va devenir invivable."
Donc aucun cas concret de phobies, d'obsessions dans le livre ou le lecteur pourrait se retrouver.
L'exemple de julie est significatif: elle vit des situations d'ordre trés général.
Pour ma part je ne suis pas empéché dans mes actions mais je souffre en les faisant. Je stresse, j'angoisse car en les faisant mon esprit reste occupé à d'autres pensées dont je n'arrive pas à débarrasser mon esprit et qui deviennent obsédantes. C'est pour cela que pratiquer ALOHA me semble à ce stade difficile.
 
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#16
Benjamin (Admin)
Administrateur
Messages: 19
graph
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Re:mi-parcours Il y a 9 Années, 3 Mois  
Bonjour Figaro,
Merci pour votre commentaire pertinent et vos questions importantes.
Vous avez bien identifié la manière dont notre intelligence entre en rébellion contre l’idée même que l’on pourrait laisser de la place aux pensées et émotions qu’elle n’aime pas. Contre l’intelligence, l’ACT nous invite à en faire appel à notre expérience: essayer de chasser nos émotions et/ou pensées négatives les a-t-elles fait vraiment disparaitre ? L’efficacité de nos stratégies d’élimination a-t-elle déjà dépassé le court terme ? Avons-nous observé un effet rebond ? Que dit notre expérience ? Poser la question c’est bien souvent y répondre car si les refus rigides de notre intelligence nous avaient libérer, la question ne se poserait plus. Et si ce que notre expérience nous disait, c’est que ces pensées et émotions que nous n’aimons pas sont là et bien là, que nous fassions, désirions, aimions ou pensions ? Le choix ne devient-il pas alors de choisir entre deux alternatives : mobiliser toute notre énergie dans de vaines tentatives de nous libérer de quelques choses que nous avons déjà ou alors faire de la place à ces pensées et émotions, afin de faire de la place à quelque chose de différent dans notre vie, et une mobilisation de notre énergie vitale à d’autres fins que la lutte que l’expérience nous démontre vaine.
Votre cas est intéressant, celui où nous faisons les actions tout en luttant. C’est un peu comme si nous essayions de nous occuper des invités que nous aimons vraiment tout en nous battant avec la tante Irma. J’ai la pensée que cela doit être épuisant, et que les invités ne doivent pas tous y trouver leur compte . Pratiquer l’Aloha ce serait quelque chose comme prendre le temps de reconnaître ces pensées difficiles qui vous viennent dans ces situations, leur ouvrir grand la porte en leur souhaitant la bienvenue et, après les avoir informé d’où se trouve le buffet, de leur annoncer que vous allez retourner vous occuper des invités que vous aimez. La tante Irma est chez nous et il semble que notre choix est entre focaliser toutes nos actions sur elle ou focaliser notre énergie sur ceux de nos hôtes que nous aimons et apprécions. L’Aloha c’est ça.
Je suis touché par votre courage de continuer à explorer Faire face à la souffrance avec vos propres contenus douloureux et difficiles. Je vous recommande la plus grande douceur envers vous-même et une approche graduelle.
Pour ce qui est de votre deuxième question, Amandine souffre bien d’agoraphobie avec attaques de panique, la peur panique de se retrouver sans accès aux secours vitaux. Nous avons cependant choisi de prendre des cas moins ‘typés’ d’un point de vue des catégories diagnostiques pour illustrer que le modèle de l’ACT s’applique à toutes les difficultés, dès qu’il y a lutte pour échapper à nos ressentis et ou/pensées. Cependant, ce forum est là pour s’enrichir de questions précises sur telle ou tell phobie ou encore un exemple de Trouble Obsessionnel Compulsif, nous y répondrons plus précisément. Comme vous le faites déjà, ces questions sont d’autant plus fertiles quand elles sont basées sur des exemples tirés de votre propre expérience. Ceci nous permet d’adapter notre réponse à la réalité vécue d’une situation plutôt que ce que notre tête nous raconte sur tel ou tel trouble.
J’espère que cette réponse vous sera utile.

Chaleureusement,

benjamin
 
 
Benjamin Schoendorff
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#17
figaro (Utilisateur)
habitué(e)
Messages: 12
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Re:mi-parcours Il y a 9 Années, 3 Mois  
Merci pour votre réponse benjamin,

Vous parlez dans votre commentaire d'un effet rebond. Je pense l'avoir au début de la pratique du SIM. Prenons un exemple concret : depuis longtemps, j'ai des corps flottants devant les yeux, c'est de naissance et c'est comme ça. Des fois je focalise dessus, des fois je n'y fais pas attention. Lorsque j'ai commencé à pratiquer le SIM, même les yeux fermés, je ne voyais qu'eux et plus j'essayais de les chasser, plus je les voyais. Le lâcher prise dans ces moments paraît illusoire. On peut juste observer que notre intelligence nous intime l'ordre de résister, d'évacuer le problème, de ne plus y penser ou alors de se résigner. Je crois que le mot clé est observation sans jugement. Pas facile de changer car nos comportements sont ancrés en nous depuis certainement l'enfance. J'ai pris cet exemple mais il peut en avoir d'autres qui sont souvent en lien avec le corps d'ailleurs.
Par contre je voudrais savoir alors dans quelle mesure, le mot agir de ALOHA, peut être pratiqué dans le cadre de cette phobie.
Je suis actuellement une thérapie et mon thérapeute me conseille de ne pas faire attention aux symptômes car ils sont là aussi pour préserver l'équilibre psychologique de l'individu et qu'ils s'atténueront ou disparaîtront quand j'aurais réglé mon conflit intérieur. J'ai beaucoup avancer depuis 3 ans (prise de conscience d'une angoisse de séparation) mais les symptômes continuent à empoisonner ma vie et c'est pour cela que j'ai décidé d'essayer votre méthode. (mon thérapeute n'y voit rien contre d'ailleurs).Par contre j'avance à mon rythme et un chapitre peut me prendre deux semaines au lieu d'une préconisée. J'essayerais d'apporter ma contribution à ce site en apportant de temps en temps le vécu de mon expérience.
A vous lire,
Figaro
 
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#18
jgrand (Admin)
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Sexe: Féminin cppg-psychotherapie jgrand@cppg-psychotherapie.org Lieu: Slovaquie Date de naissance: 1975-11-10
Re:mi-parcours Il y a 9 Années, 3 Mois  
Bonjour Figaro,
Je me permets de réagir a vos interrogations qui sont très importantes et espère vous donner quelques pistes utiles.
J’ai lu avec beaucoup intérêt vos commentaires sur l’observations et la pratique de l’acceptation avec Aloha et je suis touchée par votre persévérance et la rigueur que vous accorder aux exercices.
Comme vous l’observer avec justesse nous avons tous plus du mal à nous défaire des habitudes et comportements appris que d’apprendre une nouvelle forme de lutte qui va dans le sens de ce que fait notre intelligence depuis toujours. J’aime utiliser l’image de l’intelligence comme une machine qui sert à résoudre des problèmes. Dés que notre intelligence identifie quelque chose que nous n’aimons pas à l’intérieur de nous, elle va produire des stratégies plus au moins fonctionnelles pour se débarrasser de ce problème. Elle ira même nous souffler l’idée que se débarrasser de ce problème est une priorité absolue et que nous devons nous y consacrer entièrement avant de pouvoir faire les choses dans la vie que nous tenons pour importantes. Et lorsqu’on se trouve enfermé dans cette lutte depuis longtemps, notre vie se rétrécit et nous commençons à renoncer aux choses qui ont de l’importance pour nous.
Vous dites que la thérapie vous fait avancer, mais vous constatez que les symptômes sont toujours aussi présents et qu’ils vous empoisonnent la vie. A vous lire, j’ai le sentiment que votre intelligence espère se servir de l’acceptation comme un moyen d’alléger votre souffrance liée à vos symptômes. Si cela est le cas, notez le tout simplement, votre intelligence fait juste son travail qui est de vous suggérer des stratégies d’élimination! C’est important !
Lâcher prise n’est pas une nouvelle stratégie de contrôle, et n’est donc pas quelque chose que notre intelligence sache faire. C’est plus comme un comportement que nous pouvons apprendre, un peu comme apprendre à faire du ski. Nous avons bon à ‘comprendre’ comment faire du ski, si nous n’avons jamais monté sur des skis, nous ne saurons pas skier. C’est un apprentissage nouveau et comme avec tout ce qu’on apprend de nouveau, ça demande de l’entrainement et du temps, et cela crée un peu de confusion, surtout au début. Il est préférable de faire cet apprentissage très progressivement et de s’entrainer d’abord avec des choses moins difficile, sur les pistes les moins raides.
Mais à quoi sert de lâcher prise si ce n’est pas pour réduire des symptômes ? Lâcher prise de la lutte et faire de la place à nos expériences douloureuses nous permet d’investir notre énergie dans les actions en direction de nos valeurs. Le A pour Action de l’Aloha peut constituer une action en direction de ce qui compte pour nous. Les question qu’on peut se poser quand on reconnait la lutte sont la suivante :
Contre quoi je suis en train de lutter ?
Qu’est que cela me fait ressentir à l’intérieur de moi ?
Suis-je d’accord pour m’ouvrir, pour faire de la place à ce que je ressens, pense et imagine ?
Qu’est qui est important pour moi dans la situation que je suis en train de vivre?
Comment voudrais-je agir dans cette situation qui soit en accord avec mes valeurs ?
Quelle action puis-je je faire concrètement pour m’en approcher ?
Parfois nous allons faire l’action choisie et parfois non, c’est notre choix - et c’est aussi cela que nous espérons apprendre à nos clients. Pouvoir voir qu’on a le choix d’agir différemment en présence de la souffrance ouvre la porte à la vie.
Jana
 
 
Psychotherapeute Jana Grand

56 cours Gambetta
69007 LYON
06-15-87-87–98 www.cppg-psychotherapie.org
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#19
figaro (Utilisateur)
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Re:mi-parcours Il y a 9 Années, 3 Mois  
Bonjour jana
merci pour votre réponse.
je vous cite: A vous lire, j'ai le sentiment que votre intelligence espère se servir de l'acceptation comme un moyen d'alléger votre souffrance liée à vos symptômes. Si cela est le cas, notez le tout simplement, votre intelligence fait juste son travail qui est de vous suggérer des stratégies d'élimination! C'est important !
je dois dire que je suis assez déstabilisé par ce commentaire car si observer comment fonctionne son intelligence ne sert pas à soulager un peu de sa souffrance, je dois dire que j'ai un peu de mal aujourd'hui à comprendre la démarche. Le but n'étant pas de décoller ses pensées de soi et d'arrêter ce ruminement perpétuel et culpabilisant. notre intelligence peut aussi nous servir à cela. J'avais noté pour ma part une certaine baisse de la souffrance en pratiquant cette observation. Mais si vous me dîtes que c'est encore une stratégie de mon intellect pour me débarasser de ma souffrance et vous avez sans doute raison, je retombe dans la lutte alors. je dois dire que là, je ne sais plus quoi trop penser et surtout quoi faire, à part observer me direz vous. le problème étant que la souffrance revient au galop en ce moment. Je suis désormais au chapitre 6 et aprés avoir progressé, je pense, je suis en phase de retour en arriére. mais comme je suis un sportif, je sais qu'un apprentissage se fait par une répétition essai erreur pour arriver à la réussite et que les phases de progression passent par des phases de stagnation ou de recul. je le sais mais il est quand même curieux que je n'arrive pas à l'appliquer au mental. il faudra m'expliquer pourquoi.Cela reste un mystére.
A vous lire
figaro
 
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#20
jgrand (Admin)
Administrateur
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Sexe: Féminin cppg-psychotherapie jgrand@cppg-psychotherapie.org Lieu: Slovaquie Date de naissance: 1975-11-10
Re:mi-parcours Il y a 9 Années, 3 Mois  
Bonjour Figaro,
J’entends que vous vous sentez déstabilisé par ma réponse. Bravo pour votre courage de persévérer à explorer l’approche ACT. Votre expérience vous en dira plus sur ce que cette approche peut vous apporter que tous les livres et toutes les explications.
Et je vous avoue très franchement que quand j’ai démarré moi-même l’ACT l’idée que l’observation n’était pas là pour soulager la souffrance me beaucoup déstabilisée. Quand j’ai cherché à appliquer l’observation à ma propre souffrance, j’ai eu toute sorte des pensées qui me venaient – ça ne sert à rien, oui d’accord mais ça ne permet pas de résoudre le problème, c’est très désagréable, et il faut quand même d’abord régler le problème si non je n’avancerai jamais… Je me suis sentie agacée et frustrée. J’ai pu observer que ma tête avait envie que ça marche pour diminuer ma souffrance, mais mon expérience me montrait que ça marchait parfois sur le coup (ou pas quand la souffrance était trop forte) mais qu’au bout du compte je n’avançais pas. C'est-à-dire si la même situation se présentait le lendemain j’aurais eu, dans mon cas, les mêmes comportements de repli et de fermeture.
Notre tête nous dit qu’il faut d’abord nous débarrasser de la souffrance avant pouvoir faire ce qui compte pour nous et avoir une vie comme ou veut. Dans mon cas ne plus souffrir pour ne plus avoir mes comportements de repli. On peut alors se retrouver coincés à vouloir trouver une solution qui nous débarrassera de notre souffrance, et ne pas faire des choses qui comptent vraiment pour nous dans la vie.
Et si nous regardions dans notre cœur, plutôt que dans notre tête, est ce que nous choisirions de passer notre vie à nous battre contre la souffrance ou de faire les choses que nous tenons pour importantes ? Avec l’ACT nous pouvons apprendre à reconnaitre ce qui compte dans la vie et avancer en faisant des actions qui incarnent ce qui compte. L’observation sert à apprendre à accueillir ce que nous ressentons, que cela baisse, augmente ou reste pareil plutôt qu’à lutter contre afin de concentrer notre énergie, non plus sur la lutte intérieure, mais sur les actions qui nous font avancer dans nos directions de vie.
Notre tête nous demande pourquoi c’est comme ça et bien souvent pourquoi, nous en particulier, sommes comme ça. Souvent chercher pourquoi fait partie de cette lutte. Si chercher pourquoi vous fonctionnez comme ça fait partie des choses familières pour vous, cela fait peut-être aussi partie des choses qui ne marchent pas pour vous. Vous ne pouvez sans doute pas empêcher votre tête de demander pourquoi, mais vous pouvez choisir de la laisser poser ces questions sans investir votre énergie à chercher à y répondre.
Je reviens à ma propre expérience, il m’arrive encore que ma tête prend dessous et je n’agis pas comme je voudrais. Et quand, grâce à l’observation je parviens à m’en rendre compte, je peux alors choisir de lâcher prise, faire un peu de place à ma souffrance, et avancer.
Jana
 
 
Psychotherapeute Jana Grand

56 cours Gambetta
69007 LYON
06-15-87-87–98 www.cppg-psychotherapie.org
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