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Étude pilote de prise en charge en groupe par l’ACT de patients TOC rechutés et/ou résistants et souffrant de comorbidité et suivi à 1 an. 

Problématique :

En proportion non négligeable, des patients souffrant de TOC ne répondent pas aux meilleurs traitements validés (TCC et/ou ISRS). Cette population souffre souvent de comorbidités tels des troubles de la personnalité. Cette étude pilote évalue l’efficacité potentielle d’un traitement ACT en groupe chez cette population.

Méthode :
Étude pilote sous forme de groupe fermé (11 séances d’intervention manuélisées et 3 séances de suivi) à l’hôpital Wertheimer de Lyon, N=9. 6 participants présentaient une comorbidité, dont 5 troubles de la personnalité. YBOCS moyen 28,7. 11 groupes hebdomadaires de 3 heures pendant 11 semaines puis suivi à 3 mois, 6 mois et 1 an. Mesures principales : Y-BOCS, et mesures autoévaluées de handicap, temps passé et malaise dû aux obsessions/compulsions. Nombreuses autres mesures dont AAQ (Hayes), MAAS (Brown&Ryan) et de qualité de vie (Marks).

Résultats :
Les 9 participants ont complété l’étude, mais seulement 7 ont participé aux séances de suivi.
L’acceptabilité du traitement était bonne chez tous les participants, et haute à très haute chez 6.
L’amélioration pré-post du score Y-BOCS était significative pour le groupe de 9 (z=2,67, p<,01 ; d=2,13) et
maintenue à tous les points de suivi (3 mois, 6 mois et 1 an) pour les 7 participants présents aux séances de suivi (suivi 1an : z=2,34 ; p=,02 ; d=1,92).
L’effet du traitement était également significatif sur la dimension handicap (à 1 an : p<,05 ; d = 0,91), et tendanciel sur la dimension malaise (à 1 an : p= 07 ; d=0,99).
Discussion :
Cette étude pilote de type « preuve de concept » suggère que l’ACT peut présenter une intervention adaptée et acceptable chez les patients « difficiles » souffrant de TOC résistants et/ou rechutés et souffrant d’importantes comorbidités. On peut faire l’hypothèse que les interventions de défusion cognitive, visant à distancer radicalement des pensées sont particulièrement bien adaptées à un trouble dont les victimes souffrent au premier chef de la tyrannie de pensées qui se « collent à eux » et contre lesquelles ils combattent en vain. On remarquera aussi la forte acceptabilité du traitement chez cette population réputée difficile.

B. SCHOENDORFF, B. PUTOIS, C. BARNEL, E. MOLLARD, T. GLASER 

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